jeudi 14 novembre 2013

La nuit

La nuit

La nuit descend
Sourde et muette
Sur les mots rugissants
De mes pensées secrètes

La nuit s'avance
Ombre apaisante
Sur l'intime méfiance
Des clartés résonantes


La nuit se pare
Belle et tranquille
D'un fier quelque part
De l' espace immobile


La nuit est douce
Tendre et docile
Et lentement repousse
Les lumières difficiles


La nuit m'enchante
Calme et sereine
Et son ombre allèchante
Dans sa trève m'entraine


La nuit s'installe
Et... rassurante
Eclaire mon ciel d'étoiles
Lointaines et bienveillantes.

1_Lloassignature

 

 14 novembre An XIII

 

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vendredi 8 novembre 2013

Madame Harriet Beecher Stowe

Elle n’a pas de talent ! — Qu’est-ce que le talent ? — Rien, sans doute, devant le génie ; mais a-t-elle du génie ? Je ne sais pas si elle a du talent comme on l’entend dans le monde lettré, mais elle a du génie comme l’humanité sent le besoin d’en avoir : elle a le génie du bien.

George Sand

h_beecher_stowe_2

 

 

 

 

 

 

  Source: Harriet Beecher Stowe 1811 - 1896 Femme de lettres, abolitionniste

 

 

 

 

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jeudi 3 octobre 2013

Chagrin de mère

Chagrin de mère

Une nuée sauvage
Envahit son coeur lourd
L'instant est désolant
Le temps est sans limite
L'espace prend la fuite
Et le coeur de la mère
Etouffe à gros sanglots...

...Pour Isabelle...
1_Lloassignature 3 octobre An XIII

 

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dimanche 29 septembre 2013

Il a écrit...

Pablo Neruda

Nos ennemis peuvent couper toutes les fleurs, mais ils ne seront jamais maîtres du printemps.

Pablo Neruda

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dimanche 15 septembre 2013

Toujours là...

Toujours là

Comment savoir pourquoi
Dans l'immensité sourde
D'un monde qui s'agite
Il ya ces coeurs droits
Qui n'ont jamais de doute
Et partent à ta poursuite


Hantent tes nuits sauvages
En ayant pour bagage
Un seul rêve parfait
De franchise et de paix


Comment savoir pourquoi
Dans les pensées confuses
D'une âme qui t'échappe
Il y a ces coeurs rois
Qui sourient et s'amusent
Du temps qui te rattrape

Te montrent le chemin
D'un avenir prochain
Où ton ciel sera clair
transparent et stellaire

Comment savoir pourquoi
L'ombre ne dure pas
Comment savoir pourquoi
Ces coeurs sont toujours là...

1_Lloassignature 15 septembre An XIII

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samedi 8 juin 2013

L'amitié en gage

Amitié coquillage

Quand l'ami est moins fort
Quand le temps fait son oeuvre
Quand le coeur cherche encore
Le chemin d'un chef d'oeuvre
De force et de courage

L'ami peut trouver beau
Aux portes de nos gloires
Ce fabuleux cadeau
Des pensées dérisoires
D'un mystérieux voyage

Qui porte en son sein
Des envies de royaume
Où le rire, souverain,
Lui confère des murmures
D' enfantins coquillages

Secrets et palpitants
Au creux de son oreille,
Sincères et envoutants,
Invisibles merveilles
De l'amitié en gage.

...Pour René...1_Lloassignature 8 juin An XIII 

 

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vendredi 19 avril 2013

1348,

andrea orcagna 1348

Triomphe de la Mort, détail du fragment « Les mendiants »

Andrea Orcagna

 
 

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dimanche 7 avril 2013

Le crime de bonheur

Le crime de bonheur

Discret brin de lumière
Dans l'obscure société
Juste retour sincère
Dans l'ère dévastée

Et la clarté s'étend
A l'être tout entier
Et le rêve reprend
Son chemin délaissé

La lueur des envies
De rire et d'espérer
La torpeur des folies
Rattrapées

La vie reprend ses droits
Dans le cercle privé
La nature a ses lois
Perpétrées

Le crime de bonheur
Rend le temps plus goûteux
Et le moment facile
Le cède aux moins peureux.

Et cet instant complice
Généreux et puissant
Engendre le supplice
D' attendre le suivant

...Pour  H, F, M, J, C, F, M, C, J ....1_Lloassignature7 avril An XIII

 

 

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jeudi 28 mars 2013

La complainte de la butte

En haut de la rue Saint Vincent,
Un poète et une inconnue,
S’aimèrent l’espace d’un instant,
Mais il ne l’a jamais revue.
Cette chanson il composa,
Espérant que son inconnue
Un matin d’printemps l’entendra,
Quelque part au coin d’une rue.

La lune trop blême
Pose un diadème
Sur tes cheveux roux
La lune trop rousse
De gloire éclabousse
Ton jupon plein d’trous
La lune trop pâle
Caresse l’opale
De tes yeux blasés
Princesse de la rue
Sois la bienvenue
Dans mon coeur blessé.

Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux.

Petite mendigote
Je sens ta menotte
Qui cherche ma main
Je sens ta poitrine
Et ta taille fine
J’oublie mon chagrin
Je sens sur tes lèvres
Une odeur de fièvre
De gosse mal nourrie
Et sous ta caresse
Je sens une ivresse
Qui m’anéantit

Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux.

Mais voilà qu’il flotte
La lune se trotte
La princesse aussi
Sous le ciel sans lune
Je pleure à la brune
Mon rêve évanoui...

Mots Jean Renoir

Musique Georges Van Parys

Interprète Mouloudji

Album CD:  :Mouloudji Gold
Cliquer droit _ouvrir le lien dans un nouvel onglet_ pour écouter:   http://www.deezer.com/track/1156850   mouloudji gold

 

 

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mercredi 13 mars 2013

Le vagabond (Extrait)

 Il choisit une sorte de bourgeois en redingote, dont une chaîne d’or ornait le ventre.

« Je cherche du travail depuis deux mois, dit-il. Je ne trouve rien ; et je n’ai plus un sou dans ma poche. »

Le demi-monsieur répliqua : « Vous auriez dû lire l’avis affiché à l’entrée du pays. – La mendicité est interdite sur le territoire de la commune. – Sachez que je suis le maire, et, si vous ne filez pas bien vite, je vais vous faire ramasser. » 

Randel, que la colère gagnait, murmura : « Faites-moi ramasser si vous voulez, j’aime mieux cela, je ne mourrai pas de faim, au moins.»

Et il retourna s’asseoir sur son fossé. 

Au bout d’un quart d’heure, en effet, deux gendarmes apparurent sur la route. Ils marchaient lentement, côte à côte, bien en vue, brillants au soleil avec leurs chapeaux cirés, leurs buffleteries jaunes et leurs boutons de métal, comme pour effrayer les malfaiteurs et les mettre en fuite de loin, de très loin. 

Le charpentier comprit bien qu’ils venaient pour lui ; mais il ne remua pas, saisi soudain d’une envie sourde de les braver, d’être pris par eux, et de se venger, plus tard.

Ils approchaient sans paraître l’avoir vu, allant de leur pas militaire, lourd et balancé comme la marche des oies. Puis tout à coup, en passant devant lui, ils eurent l’air de le découvrir, s’arrêtèrent et se mirent à le dévisager d’un œil menaçant et furieux. 

Et le brigadier s’avança en demandant :
 « Qu’est-ce que vous faites ici ? » 
L’homme répliqua tranquillement :
« Je me repose.
- D’où venez-vous ?
– S’il fallait vous dire tous les pays où j’ai passé, j’en aurais pour plus d’une heure.
– Où allez-vous ?
– À Ville-Avaray.
– Où c’est-il ça?
– Dans la Manche. ?
– C’est votre pays ?
– C’est mon pays.
– Pourquoi en êtes-vous parti
– Pour chercher du travail. »

Le brigadier se retourna vers son gendarme, et, du ton colère d’un homme que la même supercherie finit par exaspérer :

 « Ils disent tous ça, ces bougres-là. Mais je la connais, moi. »
Puis il reprit :
« Vous avez des papiers ?
– Oui, j’en ai.
– Donnez-les. »

Randel prit dans sa poche ses papiers, ses certificats, de pauvres papiers usés et sales qui s’en allaient en morceaux, et les tendit au soldat. L’autre les épelait en ânonnant, puis constatant qu’ils étaient en règle, il les rendit avec l’air mécontent d’un homme qu’un plus malin vient de jouer. Après quelques moments de réflexion, il demanda de nouveau :

« Vous avez de l’argent sur vous ?
– Non.
– Rien ?
– Rien.
– Pas un sou seulement ?
– Pas un sou seulement.
– De quoi vivez-vous, alors ?
– De ce qu’on me donne.
– Vous mendiez, alors ? »

Randel répondit résolument : 
« Oui, quand je peux. »

Mais le gendarme déclara : « Je vous prends en flagrant délit de vagabondage et de mendicité, sans ressources et sans profession, sur la route, et je vous enjoins de me suivre. » 

Le charpentier se leva.
« Ousque vous voudrez », dit-il.
Et se plaçant entre les deux militaires avant même d’en recevoir l’ordre, il ajouta :
 « Allez, coffrez-moi. Ça me mettra un toit sur la tête quand il pleut. »

Et ils partirent vers le village dont on apercevait les tuiles, à travers des arbres dépouillés de feuilles à un quart de lieue de distance. C’était l’heure de la messe, quand ils traversèrent le pays. La place était pleine de monde, et deux haies se formèrent aussitôt pour voir passer le malfaiteur qu’une troupe d’enfants excités suivait. Paysans et paysannes le regardaient, cet homme arrêté, entre deux gendarmes, avec une haine allumée dans les yeux, et une envie de lui jeter des pierres, de lui arracher la peau avec les ongles, de l’écraser sous leurs pieds. On se demandait s’il avait volé et s’il avait tué.

Guy de Maupassant

source: Association des Amis de Maupassant

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