mercredi 21 décembre 2016

Il fait froid _Extraits pour Berlin_

Berlin_Marché de Noël

L’hiver blanchit le dur chemin
Tes jours aux méchants sont en proie.
La bise mord ta douce main ;
La haine souffle sur ta joie.

La neige emplit le noir sillon.
La lumière est diminuée…
Ferme ta porte à l’aquilon !
Ferme ta vitre à la nuée !

.../...

Dans ta pensée où tout est beau,
Que rien ne tombe ou ne recule.
Fais de ton amour ton flambeau.
On s’éclaire de ce qui brûle.

A ces démons d’inimitié
Oppose ta douceur sereine,
Et reverse leur en pitié
Tout ce qu’ils t’ont vomi de haine.

La haine, c’est l’hiver du coeur.
Plains-les ! mais garde ton courage.
Garde ton sourire vainqueur ;
Bel arc-en-ciel, sors de l’orage !

.../...

Victor Hugo

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vendredi 19 février 2016

Lorsque l'enfant paraît

Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,
Innocent et joyeux.

Victor HUGO

Pour petit Sasha,

_Extrait_

Les feuilles d'automne_Editions Poésie, GallimardLes feuilles d'automne_Victor Hugo

 

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vendredi 14 février 2014

Il a écrit...

Le feu enfer

 

Enfer chrétien, du feu.
Enfer païen, du feu.
Enfer mahométan, du feu.
Enfer hindou, des flammes.
A en croire les religions, Dieu est né rôtisseur.  

Victor Hugo

 

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jeudi 26 décembre 2013

Il a écrit...

enfance_Victor Hugo

Un immense besoin d'étonnement, voilà toute l'enfance...

Victor Hugo

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mercredi 8 février 2012

Le mendiant

Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre ; il s'arrêta devant
Ma porte, que j'ouvris d'une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C'était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l'homme et les joignant pour Dieu.
Je lui criai : « Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous ? » Il me dit : « Je me nomme
Le pauvre. » Je lui pris la main : « Entrez, brave homme. »
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid ; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l'entendre.
« Vos habits sont mouillés », dis-je, « il faut les étendre,
Devant la cheminée. » Il s'approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
Étalé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l'âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu'il séchait ce haillon désolé
D'où ruisselait la pluie et l'eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions,
Sa bure où je voyais des constellations.

Victor Hugo

"Les contemplations" (Classiques de Poche) Les contemplations Victor Hugo

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lundi 7 novembre 2011

Il a écrit...

Ecole_Publique

Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne.../...

Où rampe la raison, l'honnêteté périt.

Victor Hugo

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lundi 7 février 2011

Grand âge et bas âge mêlés

Mon âme est faite ainsi que jamais ni l'idée,
Ni l'homme, quels qu'ils soient, ne l'ont intimidée;
Toujours mon coeur, qui n'a ni bible ni koran,
Dédaigna le sophiste et brava le tyran;
Je suis sans épouvante étant sans convoitise;
La peur ne m'éteint pas et l'honneur seul m'attise;
J'ai l'ankylose altière et lourde du rocher;
Il est fort malaisé de me faire marcher
Par désir en avant ou par crainte en arrière;
Je résiste à la force et cède à la prière,
Mais les biens d'ici-bas font sur moi peu d'effet;
Et je déclare, amis, que je suis satisfait,
Que mon ambition suprême est assouvie,
Que je me reconnais payé dans cette vie,
Et que les dieux cléments ont comblé tous mes voeux.

Tant que sur cette terre, où vraiment je ne veux
Ni socle olympien, ni colonne trajane,
On ne m'ôtera pas le sourire de Jeanne.

Victor Hugo

 

L'art d'être grand-père (collection Mille et une nuits) hugo_grand_p_re

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samedi 1 janvier 2011

Car tant que la politique contiendra la guerre, tant que la pénalité contiendra l'échafaud, tant que le dogme contiendra l'enfer, tant que la force sociale sera comminatoire, tant que le principe, qui est le droit, sera distinct du fait, qui est le code, tant que l'indissoluble sera dans la loi civile et l'irréparable dans la loi criminelle, tant que la liberté pourra être garrottée, tant que la vérité pourra être bâillonnée, tant que le juge pourra dégénérer en bourreau, tant que le chef pourra dégénérer en tyran, tant que nous aurons pour précipices des abîmes creusés par nous-mêmes, tant qu'il y aura des opprimés, des exploités, des accablés, des justes qui saignent, des faibles qui pleurent, il faut, citoyens, que la conscience reste armée.

Victor Hugo

Oeuvres complètes Politique (Editions Robert Laffont)recto_actes_paroles

Lloas_XI

 

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mardi 20 octobre 2009

Il a écrit...

plume_encrier

N'être pas écouté, ce n'est pas une raison pour se taire.

Victor Hugo

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jeudi 19 mars 2009

Il a écrit...

cheval hugo

Un Homme n'est grand que lorsqu'il ne tient sa grandeur

ni de l'obéissance, ni du commandement.

Victor Hugo

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