Il écrivait..."Une ivresse d'atrocité universelle"
Il est impossible de parcourir une gazette quelconque, de n'importe quel jour, ou quel mois, ou quelle année, sans y trouver, à chaque ligne, les signes de la perversité humaine la plus épouvantable, en même temps que les vanteries les plus surprenantes de probité, de bonté, de charité, et les affirmations les plus effrontées relatives au progrès et à la civilisation.
Tout journal, de la première ligne à la dernière, n'est qu'un tissu d'horreurs. Guerres, crimes, vols, impudicités, tortures, crimes des princes, crimes des nations, crimes des particuliers, une ivresse d'atrocité universelle.
Et c'est de ce dégoûtant apéritif que l'homme civilisé accompagne son repas de chaque matin. Tout, en ce monde, sue le crime: le journal, la muraille, le visage de l'homme.
Je ne comprends pas qu'une main pure puisse toucher un journal sans une convulsion de dégoût.
_Charles Baudelaire_
A huit mots près...Merci Monsieur Baudelaire!
Il est impossible de regarder une télévision quelconque, de n'importe quel jour, ou quel mois, ou quelle année, sans y trouver, à chaque image, les signes de la perversité humaine la plus épouvantable, en même temps que les vanteries les plus surprenantes de probité, de bonté, de charité, et les affirmations les plus effrontées relatives au progrès et à la civilisation.
Tout journal télévisé, de la première image à la dernière, n'est qu'un tissu d'horreurs. Guerres, crimes, vols, impudicités, tortures, crimes des princes, crimes des nations, crimes des particuliers, une ivresse d'atrocité universelle.
Et c'est de ce dégoûtant apéritif que l'homme civilisé accompagne son repas de chaque soir. Tout, en ce monde, sue le crime: le journal, la muraille, le visage de l'homme.
Je ne comprends pas qu'un oeil pur puisse regarder un journal télévisé sans une convulsion de dégoût.
Fuir le bonheur
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
que le ciel azuré vire au mauve
penser ou passer à autre chose
vaudrait mieux
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
se dire qu'il y a over the rainbow
toujours plus haut le soleil above
radieux
Croire aux cieux croire aux dieux
même quand tout nous semble odieux
que notre coeur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
comme une p’tite souris dans un coin d'alcôve
apercevoir le bout de sa queue rose
ses yeux fiévreux
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
se dire qu'il y a over the rainbow
toujours plus haut le soleil above
radieux
Croire aux cieux croire aux dieux
même quand tout nous semble odieux
que notre coeur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
avoir parfois envie de crier sauve
qui peut savoir jusqu'au fond des choses
est malheureux
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
se dire qu'il y a over the rainbow
toujours plus haut le soleil above
radieux
Croire aux cieux croire aux dieux
même quand tout nous semble odieux
que notre coeur est mis à sang et à feu
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
dis-moi qu' tu m'aimes encore si tu l'oses
j'aimerais que tu trouves autre chose
de mieux
Fuir le bonheur de peur qu'il ne se sauve
se dire qu'il y a over the rainbow
toujours plus haut le soleil above
radieux.
Mots et musique
Interprète: Jane Birkin
Ecouter: http://www.deezer.com/listen-7321337
Inégale confiance
Une rue de la ville
Une femme bien mise
Ses enfants dans les reins
Et sur l’autre trottoir
Une petite mère
Aux deux bambins.
Dans la rue de la ville
La dame collier de perles
Marche d’un pas pressé
Le regard droit tendu
Vers son seul objectif
Les gamins courent derrière
Ahuris, dépassés
Par l’envol maternel.
La mère aux deux bambins
Retient son pas urgent
Elle serre dans ses deux mains
Ses petits doux rêveurs
Leur évite les pièges
De la chaussée malpropre
Malgré l’angoisse vive
De ne pas arriver.
Entre ses deux mamans
Laquelle choisirions-nous
Si nous étions enfant?
La belle dame élégante
Et le confort solide
De ses fringants atours ?
Ou la femme soumise
A la santé des siens
Qui s’inquiète un peu trop ?
De notre époque
Sotte et surfaite à loisir
Il sortira le choix
D’une mère élégante
C’est plus fort et plus beau
Surtout moins encombrant.
La deuxième sans doute
A moins de volonté
Elle se laisse embarquer
Dans ses envies de voir
Ses enfants en santé.
Mais seront-ils heureux ?
La confiance en la belle
Est d’office accordée
On ne cherchera pas
Si elle fait bien ou pas
Sa splendeur est garante
De toutes ses erreurs.
C’est donc à la deuxième
Que l’on va demander
Des comptes et des détails
Sur sa façon de vivre
Si elle a tout prévu
Si elle sait ce qu’elle fait…
...Pour Valérie...
11 mars An XI




