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Lloas
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30 novembre 2011

Boucles et papillon

Boucles et papillon

Tes boucles brunes
Doucement se posent
Sur l'aile du papillon

Coussinet de fortune
Y cherchent mille choses
Y trouve une moisson

De rayons de lune
De parfum de roses
De tendresse à foison.

...Pour Martine et Maxime...Lloassignature 30 novembre An XI

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24 novembre 2011

Regards croisés

Regards croisés

Regarder ces visages justes
Ecouter leurs mots légitimes
Au creux de l'émotion
Entre deux vraies gorgées
De saveur licite
Au parfum libertaire

Goûter l'humble pacte exemplaire
Entre possible et fantastique
Sur le cercle douillet
Des chemins retrouvés
Entre fureur de vivre
Et repos du guerrier

Accorder les actes manifestes
Et les rayonnements clandestins
Dans l'ombre lumineuse
Des respects engageants
Sur le fil des possibles
Et des simplicités

Renouer le passé comblé
Et le présent abandonné
En franchissant le pont
De la reconnaissance
Discrète et généreuse
Et retrouver la paix
Dans nos regards croisés.

...Pour Evelyne, Isabelle, Martine...Lloassignature24 novembre An XI 

 

7 novembre 2011

Il a écrit...

Ecole_Publique

Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne.../...

Où rampe la raison, l'honnêteté périt.

Victor Hugo

3 novembre 2011

"C'est un modeste"

Sur cette Terre soumise
Aux affres des puissants
Dissimulateurs couards
De leurs revers prospères

Dans ce Pays charmant
Qui se vend et se perd
Sous les phares délusoires
Des espoirs démunis

Ils veulent faire de Toi
L'idéal immobile
Et glorieux des possibles

Toi, qui parles aux étoiles
Et fais rêver la lune
Poète des grands soirs
Enchantés de musique

Toi, qui fais rire les anges
De tes jurons coquins
Troubadour des nuages
Revigorés de mots

Conteur facétieux
Qui n'a pas peur de dire
Ménestrel conséquent
Pour l'oreille qui entend

Ami des fraternels
Aux repas partagés
Aux Jeannes des cités

Défendant l' inconnu
Pourvu qu'il soit affable
Cet Auvergnat des rues

Amoureux des princesses
Aux robes déchirées
Aux Grâces Roturières

Fidèle aux plus petits
Aux sans grade oubliés
A ces Pauvres Martins

Craignant la solitude
Des parvenus sans âme
Et sans Mât de Cocagne

Déplorant tendrement
Ces sacrifices vains
Des Oncles patriotes

Marchant droit devant lui
Sans le Clairon Qui Sonne
Ni la Musique Au Pas

Se gaussant de la loi
Quand elle mène à la corde
Pour un Juge En Bois Brut

Pudiquement païen
Par cette Marguerite
Au scandale inventé

Boudant les infamies
Des Grossiers Appétits
Et des Gros Dégueulasses

Remplissant nos mémoires
Du rythme généreux
Valsé du Vieux Léon
De Rondes en Complaintes
De Ballades en Supplique

Toi, qui semblais savoir
Où était la limite
Des Hommes et de leurs actes
Le Temps ne Faisant Rien
A l'Affaire disais-tu

Mais Toi, qui les voulais
Humains libres et honnêtes
Responsables et dignes
Modestes et heureux
Ils vont figer ton âme
Dans une statue de pierre...

Et là je sais que tu
Leur Donnes Ton Billet
Qu'ils n'ont rien compris...

Lloassignature 3 novembre An XI, à Georges Brassens                

Brassens_2 Photo Archives AFP

Pour l'aide textuelle précise et précieuse, merci à

http://brassens.pagesperso-orange.fr/index.html

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