Lloas

Acueil Blog XIV

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mardi 26 mai 2015

La peur

Semeur à la volée_Van GoghSemeur à la volée_Vincent Van Gogh

Comme il était fier le jardinier! Comme il était fort, comme il était grand!

Il avait planté cette graine d'enfant sans savoir trop pourquoi... ni quand...

Mais il lui était poussé ce petit naissant et il le voyait grandir, il était charmant...Lui, était content.

Et puis le temps, le vent, les choses avaient changé...Des rageurs menaçaient que rien n'était plus comme avant...

Errant parmi les faucheurs, les mangeurs, les douleurs, le jardinier et son enfant ont perdu l'horizon du bonheur...

Alors, ce petit, du jardinier si fier, si fort, si grand, s'est flétri avant l'heure et il sème à tous vents...la peur.

Lloassignature 26 mai An XV

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jeudi 21 mai 2015

J'entends j'entends...

J'entends j'entends le monde est là
Il passe des gens sur la route
Plus que mon coeur je les écoute
Le monde est mal fait mon coeur las

Faute de vaillance ou d'audace
Tout va son train rien n'a changé
On s'arrange avec le danger
L'âge vient sans que rien se passe

Au printemps de quoi rêvais-tu
On prend la main de qui l'on croise
Ah mettez les mots sur l'ardoise
Compte qui peut le temps perdu

Tous ces visages ces visages
J'en ai tant vu des malheureux
Et qu'est-ce que j'ai fait fait pour eux
Sinon gaspiller mon courage

Sinon chanter chanter chanter
Pour que l'ombre se fasse humaine
Comme un dimanche à la semaine
Et l'espoir à la vérité

J'en ai tant vu qui s'en allèrent
Ils ne demandaient que du feu
Ils se contentaient de si peu
Ils avaient si peu de colère

J'entends leurs pas j'entends leurs voix
Qui disent des choses banales
Comme on en lit sur le journal
Comme on en dit le soir chez soi

Ce qu'on fait de vous hommes femmes
O pierre tendre tôt usée
Et vos apparences brisées
Vous regarder m'arrache l'âme

Les choses vont comme elles vont
De temps en temps la terre tremble
Le malheur au malheur ressemble
Il est profond profond profond

Vous voudriez au ciel bleu croire
Je le connais ce sentiment
J'y crois aussi moi par moments
Comme l'alouette au miroir

J'y crois parfois je vous l'avoue
A n'en pas croire mes oreilles
Ah je suis bien votre pareil
Ah je suis bien pareil à vous

A vous comme les grains de sable
Comme le sang toujours versé
Comme les doigts toujours blessés
Ah je suis bien votre semblable

J'aurais tant voulu vous aider
Vous qui semblez autres moi-même
Mais les mots qu'au vent noir je sème
Qui sait si vous les entendez

Tout se perd et rien ne vous touche
Ni mes paroles ni mes mains
Et vous passez votre chemin
Sans savoir ce que dit ma bouche

Votre enfer est pourtant le mien
Nous vivons sous le même règne
Et lorsque vous saignez je saigne
Et je meurs dans vos mêmes liens

Quelle heure est-il quel temps fait-il
J'aurais tant aimé cependant
Gagner pour vous pour moi perdant
Avoir été peut-être utile

C'est un rêve modeste et fou
Il aurait mieux valu le taire
Vous me mettrez avec en terre
Comme une étoile au fond d'un trou

Louis Aragon

Edition Poésie/Gallimard _Extrait Les poètes_Louis Aragon (2)

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lundi 18 mai 2015

Passé Présent

IMG_0289Train de l'Ardèche_photo Lloas

La vieille Dame de fer
Gagne nos coeurs d'enfants
Et le strident sifflet
Engage le voyage
Et la blanche fumée
Enveloppe nos rêves
Et la lourde machine
Tire sans faiblir
Son ruban de wagons
Et le roulement de fer
Rythme le temps
Passé
Présent.

Lloassignature 8 mai An XV

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vendredi 24 avril 2015

...il a vu des tulipes.

Le fleuriste a un jardin dans un faubourg : il y court au lever du soleil, et il en revient à son coucher ; vous le voyez planté, et qui a pris racine au milieu de ses tulipes et devant la Solitaire : il ouvre de grands yeux, il frotte ses mains, il se baisse, il la voit de plus près, il ne l’a jamais vu si belle, il a le cœur épanoui de joie ; il la quitte pour l’Orientale, de là il va à la Veuve, il passe au Drap d’or, de celle-ci à l’Agathe, d’où il revient enfin à la Solitaire, où il se fixe, où il se lasse, où il s’assit, où il oublie de dîner ; aussi est-elle nuancée, bordée, huilée, à pièces emportées ; elle a un beau vase ou un beau calice : il la contemple, il l’admire. Dieu et la nature sont en cela tout ce qu’il n’admire point, il ne va pas plus loin que l’oignon de sa tulipe, qu’il ne livrerait pas pour mille écus, et qu’il donnera pour rien quand les tulipes seront négligées et que les œillets auront prévalu. Cet homme raisonnable, qui a une âme, qui a un culte et une religion, revient chez soi fatigué, affamé, mais fort content de sa journée ; il a vu des tulipes.

Jean de La Bruyère

Les Caractères, « De la mode », n° 2 (Editions Classiques de poche)Les caractères_La Bruyère

 

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lundi 20 avril 2015

Les tulipes

20150422_111246 Photo Lloas

Droites, fières et superbes
Sereines et lumineuses
Elles éclatent au soleil
D'un printemps renaissant
Jaunes d'or des merveilles
D'un passé jardinant
Elles redressent la tête
Généreuses corolles
Fidèles d'un passé
Réconfortant.

Lloassignature 20 avril An XV, pour Maman

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samedi 11 avril 2015

Les livres...

Les livres

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vendredi 10 avril 2015

La leçon de morale...

/.../que l'on se souvienne du temps où la leçon de morale présidait à chaque journée d'école. /.../assis sur les bancs de bois, attentifs à la parole du maître, nous allions garder longtemps dans nos esprits les grands thèmes de la leçon de morale: être un bon écolier, honorer et chérir sa famille, préserver sa santé, les grandes qualités humaines, être un homme en société, le sentiment d"humanité...(avant-propos)

Maxime (écrite au tableau noir)

La tolérance est un rempart contre la haine entre les hommes.

Leçon: Soyons tolérants

La tolérance consiste dans le respect des croyances et des opinions religieuses, politiques ou philosophiques d'autrui. Elle est basée sur ce fait qu'en ces matières nul ne peut se vanter de posséder la vérité.Elle repose sur un sentiment de justice: chacun tenant à ses convictions comme nous tenons aux nôtres, il est juste que nous soyons respectueux des croyances des autres comme nous respectons leur personne.
La tolérance est la condition du progrès: celui-ci naît de la coopération de toutes les intelligences et cette coopération n'est possible que si toutes les idées peuvent s'exprimer librement.

Mon carnet de morale (Editions Encre violette)carnet de morale

Merci à mes enfants, Constance et Jordan, pour ce rappel d'un passé pas si dépassé...

 

 

 

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